Voyageur appliquant un répulsif anti-moustiques sur son bras avant une randonnée en forêt tropicale au Costa Rica
Pratique

Moustiques et dengue au Costa Rica : le risque selon la saison et comment s'en protéger

Sommaire de l'article

Vous avez réservé votre voyage au Costa Rica et un article de presse ou un post de forum sur une “épidémie de dengue” vous a fait douter ? C’est une inquiétude légitime : le pays connaît effectivement une hausse des cas de dengue en 2026, et les moustiques y sont une réalité incontournable, surtout en saison des pluies. Mais entre le titre alarmiste et le risque réel pour un voyageur qui applique les bonnes précautions, il y a une marge importante. Ce guide fait le point, région par région et mois par mois, sur ce qu’il faut vraiment savoir avant de partir.

La situation en 2026 : une hausse réelle, mais un risque qui reste maîtrisable

Selon les données du ministère de la Santé costaricien, plus de 3 400 cas de dengue avaient été recensés à la semaine épidémiologique 32 de 2026, soit une hausse d’environ 30 % par rapport à la même période en 2025. La province d’Alajuela concentre le plus grand nombre de cas rapportés à sa population, suivie par certaines zones du Pacifique central. Le pays observe également une recrudescence notable du chikungunya, transmis par le même moustique que la dengue.

Ces chiffres méritent d’être relativisés. D’abord, la dengue est endémique en Amérique centrale depuis des décennies : ce n’est pas une épidémie ponctuelle et exceptionnelle, mais une maladie présente en fond permanent, avec des pics saisonniers réguliers. Ensuite, dans plus de 90 % des cas, une infection se traduit par des symptômes bénins (fièvre, courbatures, fatigue) qui se résolvent au repos en quelques jours. Les formes sévères restent rares, et concernent surtout les personnes déjà infectées une première fois par un sérotype différent.

Pour un voyageur qui applique une protection anti-moustiques sérieuse pendant tout le séjour, le risque reste donc gérable, sans justifier d’annuler ou de modifier radicalement son itinéraire.

🩺

Assurance voyage avec frais médicaux inclus

En cas de fièvre suspecte sur place, l’accès à un médecin ou une clinique privée est rapide au Costa Rica, mais coûteux sans assurance dédiée.

Comparer les assurances voyage

Quelle saison présente le plus de risque ?

Le moustique responsable de la dengue, du zika et du chikungunya (Aedes aegypti) se reproduit dans l’eau stagnante et prolifère avec la chaleur et l’humidité. Sa présence suit donc de très près le calendrier des pluies, que nous détaillons dans notre guide sur la meilleure période pour visiter le Costa Rica.

Saison des pluies (mai à novembre) : le pic de risque

C’est la période la plus propice à la prolifération des moustiques dans la majorité du pays. L’humidité constante, les flaques et les eaux stagnantes après les averses créent des conditions idéales pour l’Aedes aegypti. Les pics épidémiologiques de dengue au Costa Rica sont historiquement observés entre juillet et octobre.

Saison sèche (décembre à avril) : un risque réduit mais pas nul

Sur le Pacifique et dans la Vallée centrale, la baisse de l’humidité réduit nettement la population de moustiques pendant cette période. Ce n’est cependant pas une garantie absolue à zéro risque, notamment en zone urbaine ou près de points d’eau permanents (jardins, bassins, gouttières).

Le cas particulier de la côte Caraïbe

Comme évoqué dans notre guide sur les meilleures périodes, la côte Caraïbe (Puerto Viejo, Limón, Tortuguero) fonctionne sur un calendrier climatique quasi inversé, avec une forte humidité présente une bonne partie de l’année. Le risque moustique y reste donc élevé sur une période plus étendue que sur le Pacifique, y compris pendant la saison sèche classique du reste du pays.

Quelles régions sont les plus concernées ?

Le risque n’est pas uniforme sur tout le territoire. Voici un aperçu par zone touristique :

RégionNiveau de risqueRemarque
Guanacaste (Tamarindo)Modéré à élevé en saison des pluiesZone touristique dense, éliminer l’eau stagnante autour des hébergements
Pacifique central (Manuel Antonio, Jacó)ÉlevéZone parmi les plus touchées en 2026
Province d’AlajuelaÉlevéPlus grand nombre de cas rapportés en 2026
Caraïbes (Puerto Viejo, Tortuguero)Élevé, quasi toute l’annéeHumidité constante
Vallée centrale (San José)Faible à modéréAltitude et climat plus tempéré
Monteverde, zones de montagneFaibleAltitude défavorable au moustique
Arenal / La FortunaModéréClimat chaud et humide, vigilance recommandée

Cette répartition ne veut pas dire qu’il faut éviter les zones à risque élevé — elles concentrent aussi les incontournables du pays (Manuel Antonio, Tortuguero, Tamarindo). Elle signifie simplement qu’il faut y être particulièrement rigoureux sur la protection anti-moustiques.

🎒

Trousse à pharmacie et anti-moustiques DEET

Répulsifs, vêtements traités, moustiquaire de voyage : notre sélection complète d’accessoires indispensables pour le Costa Rica.

Voir la liste des accessoires

Comment se protéger efficacement pendant le séjour

La bonne nouvelle : contrairement à d’autres destinations tropicales où le paludisme impose un traitement médicamenteux, la prévention contre la dengue, le zika et le chikungunya repose presque entièrement sur des gestes simples et accessibles.

Le répulsif : la base non négociable

  • Utilisez un répulsif corporel contenant du DEET à 30-50 %, ou de l’icaridine à 20 % ou plus comme alternative efficace et moins agressive pour le matériel (objectifs photo, montres, textiles synthétiques).
  • Réappliquez après la baignade, une forte transpiration ou un contact avec l’eau.
  • Les solutions “naturelles” à base d’huiles essentielles (citronnelle, eucalyptus citronné) offrent une protection bien plus courte et insuffisante face à l’Aedes aegypti, actif surtout le jour, contrairement au moustique du paludisme qui pique plutôt la nuit.

Les vêtements et l’environnement

  • Manches longues et pantalons légers en fin d’après-midi et tôt le matin, pics d’activité du moustique.
  • Vêtements de couleur claire : les couleurs sombres attirent davantage les moustiques.
  • Climatisation ou moustiquaire la nuit dans les hébergements en zone à risque, notamment sur la côte Caraïbe et le Pacifique central.
  • Vérifiez l’absence d’eau stagnante autour de votre logement (soucoupes de pots de fleurs, pneus, seaux) si vous logez en location ou en famille d’accueil.

Ce qu’il faut faire en cas de fièvre pendant ou après le voyage

Une fièvre soudaine accompagnée de maux de tête intenses, de douleurs articulaires ou musculaires et d’éruptions cutanées, pendant le séjour ou dans les 15 jours suivant le retour, doit amener à consulter rapidement. Signalez systématiquement votre voyage récent au Costa Rica au médecin consulté : cela oriente immédiatement le diagnostic vers la dengue, le zika ou le chikungunya plutôt que vers une grippe classique.

💉

Vaccins et santé avant le départ

Fièvre jaune, hépatite A, dengue : quels vaccins sont réellement obligatoires ou recommandés pour le Costa Rica ?

Voir le guide des vaccins

Cas particuliers : femmes enceintes, jeunes enfants, longs séjours

Le zika représente un risque spécifique en cas de grossesse, en raison du lien établi avec des malformations congénitales. Les femmes enceintes ou qui envisagent une grossesse dans les mois suivant le voyage doivent redoubler de vigilance sur la protection anti-moustiques et en discuter avec leur médecin avant le départ — notre guide dédié aux précautions pour voyager enceinte au Costa Rica détaille ce point.

Pour les jeunes enfants, privilégiez des répulsifs formulés spécifiquement pour eux (concentrations de DEET plus faibles, à partir de l’âge indiqué sur l’emballage) et des vêtements couvrants plutôt qu’une application excessive de répulsif sur une peau sensible.

Pour un séjour de plusieurs semaines ou un mode de vie type digital nomade, la vigilance doit rester constante sur toute la durée : le risque ne diminue pas avec l’accoutumance au climat, uniquement avec la rigueur de la prévention.

Ce qu’il faut retenir

La hausse des cas de dengue au Costa Rica en 2026 est réelle, portée notamment par la province d’Alajuela et le Pacifique central, avec une recrudescence parallèle du chikungunya. Mais pour l’immense majorité des voyageurs qui appliquent une protection anti-moustiques rigoureuse — répulsif DEET ou icaridine, vêtements couvrants aux heures à risque, moustiquaire ou climatisation la nuit — le risque reste largement maîtrisable, y compris pendant la saison des pluies (mai à novembre) où la vigilance doit être maximale. Aucun vaccin systématique n’est recommandé avant un premier voyage : la prévention physique reste, de loin, l’arme la plus efficace. ¡Pura Vida, en toute sérénité !

Questions fréquentes

Le risque de dengue au Costa Rica est-il élevé pour un touriste en 2026 ?

Le pays connaît une hausse réelle des cas en 2026 (plus de 30 % par rapport à 2025 selon les autorités sanitaires costariciennes), concentrée surtout dans la province d'Alajuela et le Pacifique central. Pour autant, les cas graves chez les voyageurs occidentaux restent rares : la grande majorité des infections restent bénignes et se soignent au repos, avec un bon suivi médical si besoin. Le risque existe, mais reste gérable avec une prévention anti-moustiques sérieuse.

Quels mois présentent le plus de risque de piqûres au Costa Rica ?

La saison des pluies, de mai à novembre, est la période la plus à risque : l'humidité et les eaux stagnantes favorisent la reproduction du moustique Aedes aegypti, vecteur de la dengue, du zika et du chikungunya. La saison sèche (décembre à avril) sur le Pacifique et la Vallée centrale offre un répit relatif, sans éliminer totalement le risque.

Quelles régions du Costa Rica sont les plus touchées par la dengue ?

Le Guanacaste, le Pacifique central (autour de Jacó et Quepos) et la côte Caraïbe (Puerto Viejo, Limón) sont historiquement les zones les plus concernées, en raison de la chaleur et de l'humidité constantes. La province d'Alajuela, qui inclut des zones urbaines et périurbaines, enregistre en 2026 le plus grand nombre de cas rapporté à sa population. Les zones d'altitude comme Monteverde ou la Vallée centrale sont nettement moins exposées.

Existe-t-il un vaccin contre la dengue à faire avant de partir au Costa Rica ?

Un vaccin (Qdenga) existe mais n'est recommandé en France que pour les personnes ayant déjà été infectées une première fois, car il peut augmenter le risque de forme sévère en cas de primo-infection après vaccination. Pour un premier voyage, la protection repose donc sur la prévention anti-piqûres plutôt que sur la vaccination. Plus de détails dans notre guide sur les vaccins pour le Costa Rica.

Quel répulsif anti-moustiques choisir pour le Costa Rica ?

Privilégiez un répulsif corporel contenant du DEET à 30-50 %, à réappliquer après la baignade ou une forte transpiration. L'icaridine (à 20 % ou plus) est une alternative efficace, moins agressive pour les textiles synthétiques et le matériel photo/électronique. Évitez les huiles essentielles seules (citronnelle, etc.) : leur efficacité est trop courte et insuffisante face à l'Aedes aegypti.

Le chikungunya et le zika sont-ils aussi un risque au Costa Rica ?

Oui. Le pays a enregistré en 2026 un nombre de cas de chikungunya nettement supérieur aux années précédentes, transmis par le même moustique que la dengue. Le zika circule aussi mais à un niveau plus faible. Aucun de ces deux virus ne dispose d'un vaccin recommandé en systématique avant un voyage classique : la protection anti-moustiques reste, dans tous les cas, la meilleure arme.